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INTERVIEW - Alors que les billets pour sa prochaine tournée, «Les Grands Moments», sont en vente, l'un des chanteurs préférés des Français se confie au Figaro. Sur la table du salon, dans son appartement parisien, un journal de turfistes: sa lecture de prédilection avec les épigrammes de Diogène Laërce et les œuvres complètes de Cioran. Michel Sardou a l'air d'un gentleman farmer dans son canapé moelleux. Dans dix mois, il entamera au Havre, tout près de la maison normande où il élève ses chevaux, un nouveau tour de chant. Sur scène, il égrènera dans une nouvelle orchestration ses grands succès. LE FIGARO. - À quoi va ressembler votre tournée? Michel SARDOU. - Un jour, mon chef orchestre m'a dit: «Pourquoi ne ferais-tu pas une tournée avec tes grands succès?» J'étais réticent car je préfère aller de l'avant. En même temps, à la fin d'un concert, il y a toujours quelqu'un pour me demander: «Pourquoi n'avez-vous pas chanté Le France ou Les Vieux Mariés?» Pour les gens qui m'apprécient, ces chansons sont associées à des souvenirs personnels. Mais certaines ont mal vieilli musicalement. Tout en gardant leur âme, nous allons moderniser leur son. C'était la condition pour me lancer dans cette aventure un peu nostalgique. En près de cinquante ans de carrière, vous avez chanté de nombreux tubes. Lequel a le moins bien vieilli? Le Rire du sergent, peut-être. C'était un peu lourdingue! Je l'ai trop chantée. Mais, d'une manière générale, une chanson ne vieillit pas, c'est le son qui prend des rides. On vous renvoie souvent à vos textes engagés des années 1970… N'y aurait-il pas un malentendu? C'était une époque très manichéenne. Il fallait être de gauche ou de droite. Or, nous étions peu nombreux à occuper la rive droite. Le malentendu a commencé avec Les Ricains. Certains m'ont taxé de fasciste alors qu'il n'y avait pas de quoi mettre le feu aux poudres. Les Américains ont libéré la France, non? Le comble, c'est que cette chanson ne vous était pas destinée… Barclay m'avait demandé d'écrire des textes pour Alain Delon. J'adore Alain, c'est le parrain de mon fils, mais je ne l'ai jamais imaginé chantant. Avec Guy Magenta, nous avions imaginé Les Ricains. Je l'ai chantée au piano devant Alain. Cela ne lui convenait pas. Alors je me suis dit: «Pourquoi pas moi?» La société française n'est-elle pas devenue plus à droite que vous? Je ne me rends pas compte. Si mes chansons ont provoqué une montée de fièvre, j'en suis un peu responsable. J'avais vingt ans, il fallait bien me démarquer. Je disais ce que je pensais de façon un peu trop rapide. J'ai souvent été maladroit. J'aurais pu être plus nuancé dans ma manière de lancer mes phrases. Ce qui me choque, c'est que ça dure. Certaines personnes, minoritaires, continuent à me voir comme quelqu'un de sexiste, fasciste et colonisateur. Mon énorme maladresse a été le titre de ma chanson Je suis pour. Il ne reflète pas le texte, qui parle de la loi du talion. Si je l'avais intitulée Talion, il n'y aurait pas eu de scandale. S'il n'y avait que Je suis pour… Dans Les Villes de solitude, vous chantiez: «J'ai envie de violer des femmes»… Une belle profession de foi humaniste! Cette chanson raconte la montée de la colère d'un homme qui vit dans une cité violente, qui picole un peu et qui finit par se monter le citron. C'était prémonitoire de ce qui se passe aujourd'hui dans certains quartiers. En aucun cas il ne s'agit d'une apologie du viol. Le problème en France, c'est qu'on entend les chansons mais on ne les écoute pas. Du Temps des colonies à Je veux l'épouser pour un soir, certains morceaux ne risqueraient-ils pas d'être interdits d'antenne aujourd'hui? Je ne le pense pas. Même si les élites de ce pays ont atteint un niveau de politiquement correct effarant. Heureusement, les Français sont restés libres. Votre truc, c'est d'exprimer les mauvais sentiments, non? Coupez le chauffage et l'eau et vous verrez que l'instinct de survie reprend le dessus. Le vernis de la civilisation ne tiendra pas longtemps. Ce sera le Moyen Âge. J'appelle un chat un chat. Tout en faisant attention à la portée des mots. Je me suis calmé. Mon rôle n'est pas de blesser les gens, mais au contraire de leur faire plaisir. Aujourd'hui, je n'attaquerais plus frontalement une communauté comme je l'ai fait jadis. Vous dites souvent: «Je ne suis pas l'homme de mes chansons.» Vraiment? Quand je chante l'amour, on ne se demande pas si le texte est autobiographique. Alors qu'on m'identifie facilement à des paroles dérangeantes. En réalité, je joue un rôle, comme un comique ou un acteur. À aucun moment je ne pense à moi sur scène ou en studio. Chaque chanson est une petite fiction. Ne sommes-nous pas condamnés à être ce que les autres pensent de nous? Probablement. Sur scène, les gens m'aiment en homme dur et fort, maître de la situation. Alors qu'au théâtre, ils ne m'apprécient que battu ou cocu. Si j'en prends plein la gueule, le public se marre. Au cinéma, j'ai joué un flic avec un flingue: personne ne m'a cru. Résultat: j'ai fait douze entrées! On vous a surnommé «la grande gueule de la majorité silencieuse». Qu'est-ce qui vous met en colère aujourd'hui? J'ai l'impression que nous autres Français ne savons plus très bien où nous sommes. C'est quoi la France? C'est qui? Vous considérez-vous comme un réactionnaire? Oui, au sens où l'entend Ivan Rioufol dans son livre De l'urgence d'être réac. Je suis en train de le lire, cela me met en joie. Je n'aime pas ce qui est tiède et lisse, pavé de bons sentiments. Mais si par réactionnaire on entend «gros con de conservateur», je récuse cette étiquette. L'atmosphère est très nostalgique. Les chanteurs français donnent l'impression de regarder dans le rétroviseur. Cela doit vous rajeunir, non? Les nouvelles stars sont formatées par les maisons de disques. Hier, la difficulté consistait à mettre un visage sur un succès, maintenant c'est de savoir qui chante le succès. Personne ne trouve grâce à vos yeux dans la nouvelle génération? Nolwenn me paraît originale. Il faut être gonflé pour chanter dans une langue régionale, le breton, et faire un triomphe dans les Pyrénées-Orientales. Toutes les grandes vedettes de la chanson française sont des gens à contre-courant. D'Aznavour, on disait qu'il n'avait ni la voix ni le métier pour faire ce métier. Julien Clerc et moi nous sommes imposés en pleine fascination américaine. Frank Alamo était surnommé le «Sinatra français»! Quel est le chanteur français le plus sous-évalué? Bécaud. Il avait vingt ans d'avance. Nathalie, c'est un chef-d'œuvre. Savez-vous quand vous annoncerez la fin de votre carrière? Quand on se fixe des dates, on les regrette aussitôt.


Michel in vliegtuig,nieuw

nieuwe foto van Michel Sardou in zijn nieuwe vliegtuig.

www.apex-aircraft.com/fic-communiques/1209476501-Photo-003.jpg


nieuw vliegtuig voor Michel,nieuw

Michel Sardou heeft op 19 maart zijn nieuwe vliegtuig in ontvangst genomen bij de fabriek in Limousin. De link gaat naar de site van de vliegtuigfabrikant. kijk op 19 maart 2008.

www.apex-aircraft.com/communiques/communiques.php



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